Mon double
Un serpent enjôleur qui sourit provoquant
Un pauvre cerveau laissé à l'abandon
Et mon regard à moi qui ne peut se dérober
Je me suis mis à nu du plus profonds de mon être
Ce dégoût que je ressens et qui me surprends
Ces yeux verts cerclés d'or qui me disent :
« Fuis ! Ne te retourne pas, fuis ! »
Je suis celui que je hais le plus en ce monde
Ces pensées et ces actes me font éprouver
La plus grande répulsion. Je ne peux même,
Penser que tout cela m'appartient
Les serpents de la tentation au appâts certains
M'enlacent et me poussent à tout bousculer
Né androgyne, je ne suis pas « elle », ni « lui »
Né homme je voudrais être femme
Une façon de faire, des pensées malsaines
Je transgresse mon état, et mon esprit s'envole
J'ai ce besoin insatiable de tracer ces lignes,
A même ma peau.
Adieu.
12 Décembre 2006

Commentaires