Pique de Lune

Mercredi 13 Août, 5h44.

 

 

 

Part I.

 

Un, deux, trois…

 

C'est mon train de vie qui veut ça. Un peu bohême, un brin attachée à mes souvenirs. Avec quelques soirées arrosées pour parfaire le tableau, et on continue. Regarde moi : une belle peinture africaine, mêlée d'une franchise toute française, assaisonnée d'une pincée de folie douce.

 

Bien loin de l'attitude pseudo-punk que j'affichais dans mes précédentes divagations. C'est comme ça. Je l'assume ou m'en vais. Et comme j'ai choisit de m'acharner et de rester… On baise ou on bois très cher ? Personnellement j'ai assez bu comme ça, tu sais, il n'y a pas beaucoup d'autres alternatives.

 

Bouge toi, réfléchis, mais pas trop.

 

Tu me croyais blanche comme la vierge… Bien loin de ce signe astrologique, je plane et me défonce pour tout changer. Et moi en premier. Bon allez, ne crois pas un mot de ce que je viens d'écrire. Je m'en vais sur deux ou trois ritournelles, je m'envole sur ces notes de musique. Tout en finesse.

 

Ne me demande rien, ne panique pas. Je suis trop libre pour ça.

 

Part II.

 

Il est rare que l'inspiration me vienne en ces jours de dérive. J'inspire ma fumée âcre et termine une nouvelle soirée animée. Ou pas, d'ailleurs. L'animation c'est moi, et quand l'on termine, il suffit de ranger en souriant et de se casser sans un regard en arrière. Les nuits presque blanches que je passe depuis trois semaines sont bien mon seul repère. Allez rigole un peu, quoi ! L'encens que je viens de terminer serait tellement à sa place dans ce décor nocturne si romantique. Ou… Si pathétique ? C'est à voir, je te laisse tout le loisir de la réflexion.

 

J'aurais bien du mal à t'appeler à l'aide, toi mon ami imaginaire. Mon frangin. Tu te trouves près de moi, et je t'ignores royalement le stylo à la main et la clope au coin des lèvres. Je t'écris mais tu ne liras jamais ceci. Tu es si faux, mais si réel… Un fantôme ? Sûrement pas. Je passe tant d'instants à te parler. Mais au fonds, je ne connais que ton présent. Ton passé j'en ai entendu certaines bribes… Je ne sais rien de ce que tu as pu être étant plus jeune. Ou si peu.

 

J'y pense maintenant, je devrais arrêter de faire ça. Ecrire ainsi au lieu de dessiner comme j'aurais du le faire si souvent. Allez, un croquis par jour ce n'aurait pas du être très difficile. Mais comment trouver l'envie alors que notre terrain de prédilection se trouve ailleurs ?

 

La saison se passe et s'écoule. Je te disais que demain nous serons loin… C'est terriblement vrai. Il ne reste à présent que trois semaines de cette vie si mouvante. Si changeante. Et peut-être bien trop tranquille. Sauf la nuit, toujours belle, toujours sereine, toujours la même. Tu sais, catin ! La nuit tous les chats sont gris.

 

Même toi.



Article ajouté le 2008-09-08 , consulté 40 fois

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